BIOGRAPHIE

« Jessica » vient de l’hébreu « Yishah », qui signifie « Yahvé regarde ». Et Jessica, c’est le monde qu’elle regarde à travers ses yeux d’heartist, contraction de heart (cœur en anglais) et artiste. Elle le retranscrit à travers quatre médium : la peinture, la photographie, la vidéo et l’écriture.

Membre de Diversité Artistique Montréal (DAM), Jessica est nommée Exploratrice-Reporter par Village Monde en 2018, et Exploratrice en Terres Solidaires en 2017. Elle est également lauréate du programme Portrait de photographe 2017-2018 de la Maison de la Photo de Montréal et intègre l’agence Hans Lucas en 2018. Sa place déjà taillée à Montréal, la créatrice en ébullition a mis un pied sur chacun des continents de la planète et ne compte pas s’arrêter là.

Auto-portrait, Montréal © 2016, Jessica VALOISE

Citoyenne du monde, Jessica naît en 1989 dans un milieu multi-culturel, autant par sa cellule familiale que par sa ville natale, avec une soif innée et inaltérable d’apprendre, de comprendre, de créer. Son identité, elle ne peut la résumer à son apparence physique tant elle a baigné dans des milieux diversifiés, européens, africains et asiatiques. Pour elle, la culture se transmet par bien d’autres manières que seule l’origine ethnique de ses parents. Presque comme une suite logique, le chemin qu’elle emprunte alors est la rencontre de soi à travers la découverte de l’autre.

À quatre ans, enfant précoce, Jessica lit déjà et commence à écrire des poèmes en reproduisant la structure de ceux qu’elle lit. L’univers des livres lui apparaît comme une ouverture infinie sur le monde. Les visites hebdomadaires à la bibliothèque sont une vraie aventure pour elle qui dévore quatre à cinq livres par semaine. Son amour pour les mots et son attrait pour les personnes adultes l’amène même à rejoindre le club de Scrabble de la maison de retraite de son village, élargissant toujours plus son vocabulaire et ses connaissances. Son besoin de création s’exprime à travers la pratique de la pyrogravure, la poterie, la sculpture, le dessin, la peinture et la couture afin de personnaliser ses vêtements, le graphisme avec l’arrivée du premier ordinateur à la maison…

De manière contrastée, Jessica révèle un tempérament très introverti et réservé. Ses difficultés à s’exprimer et à s’insérer « normalement » dans la société la tourneront vers le piano, le théâtre et la danse. Une nouvelle passion naît : la scène. Un espace de liberté où, jouant un rôle ou même son propre rôle, elle peut se permettre d’être n’importe qui sans craindre d’être jugée, tant que c’est joué.

Ces années de créativité s’atténueront lorsqu’elle ira étudier la psychologie à l’université à l’âge de dix-sept ans. Le besoin de comprendre comment fonctionne l’autre, la poussera à sortir d’elle-même et à s’ouvrir un peu plus. Après trois ans de théorie et une scolarité exemplaire, se sentant trop jeune (vingt ans) pour commencer un vrai stage et deux ans plus tard pour exercer un métier pour aider les autres, Jessica décide de prendre une année sabbatique en 2009.

Une année sabbatique à la découverte d’elle-même qui dure encore aujourd’hui. Dix ans où Jessica a voyagé autant sur le globe qu’en elle-même. En 2013, elle immigre au Canada, à Montréal, seule, avec ses deux valises. Pour la première fois, elle ressent ce même bien-être que sur scène : libre d’être elle-même sans craindre les jugements. C’est alors qu’elle s’épanouie pleinement dans la création artistique et le voyage, en ayant toujours cet intérêt pour l’autre et le monde.

Auto-portrait, Montréal © 2014, Jessica VALOISE

Depuis 2012, ses œuvres picturales sont exposées : « In Common » (aquarelle et résine sur papier, panneau de bois et verre, 15po x 20po) et « New Amerykah » (aquarelle sur papier, 15po x 20po) prennent part à l’exposition BLACK FEM’Art du Festival International du Film Noir de Montréal en 2016, « Young, Gifted, and Black » est acquis par la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs de Montréal la même année, sa collection « Primaire » (vingt aquarelles sur toile) paraît à Ma première galerie d’art de MTL en Arts, à la Hip Hop Loves Soul au Café de la Presse (Paris, France) et à KhaciJay x Funky-B au Hip Hop Café (Montréal, Canada). Le salon annuel NAMTA (Texas, États-Unis) choisit en 2015 « Organique #4 » (mixed media sur panneau de bouleau 36po x 48po) et en 2018 la collection « Héritage » (six peintures à l’huile sur toile 10po x 10po). Sa collection « Organique » (cinq toiles mixed media sur panneau de bouleau) est exposée lors de LUNA inspirée (Montréal, Canada). Ses photographies « Féminité » et « Premières Empreintes » sont exposées au HHYDS Photographie – la femme dans la culture Hip Hop en 2016 (Montréal, Canada). « Premières Empreintes » est acquise par le collectionneur Gilbert Rozon.

En 2015, fuyant l’hiver canadien, Jessica part pour trois mois en Inde, seule avec un sac à dos de neuf kilos. Elle y vit malgré elle une initiation spirituelle, qui révèlera des parties d’elles-mêmes jusque là inconnues et la poussera à écrire son premier livre, « Lotus » (en cours de publication). À son retour, un de ses textes est sélectionné pour paraître dans le recueil « 50 voix de femmes pour inspirer l’âme, J’ai rencontré ma femme sauvage » aux éditions de La Plume Sauvage (mars 2017). Résultant d’une grande curiosité du monde et de sa recherche constante d’autres vérités, ses écrits sont les témoignages de voyages intérieurs et physiques.

Finalement, les intérêts de Jessica se rejoignent le mieux dans le documentaire, qu’il soit photographique ou vidéo. En 2014, elle co-réalise « Personne » avec Axel VOID, témoignant du quotidien des hommes vivant dans un foyer pour itinérants souffrants de schizophrénie (Montréal, Canada). En 2017, elle réalise « El alma de Pamplona Alta » traitant de la naissance du projet SuperLearner à Pamplona Alta (Lima, Pérou) et co-réalise avec Axel VOID « Poland » relatant le quotidien des habitants d’un village anciennement industriel laissé à l’abandon (Szopienice, Pologne). En 2018, elle co-réalise avec Saliou Sarr un documentaire (titre à venir) sur l’afropolitanisme, à travers deux visions différentes portées sur le Festival Nomade Afropolitain (Dakar, Sénégal).

« Une telle émotion perceptible c’est vraiment magique merci pour ce que tu fais. »
– Ben L’Oncle Soul

« Certainement les plus belles photos live que j’ai jamais eu, un grand merci à Jessica pour son travail. »
– Sly Johnson

« Une des meilleurs photographes que je connais, avec un oeil pour capter le moment juste, et une technique supérieure. De plus, un excellent attitude et comportement totalement professionnel en tout temps! Cela mélangé avec le coté peintre/artiste et le coté fan de musique, elle a vraiment le paquet complet pour tous les projets mais particulièrement pour ceux avec une forte connexion avec les arts. »
– Vincent Stephen-Ong

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Après plus d’une vingtaine d’années à peindre différents styles, du figuratif à l’abstrait, sur différents supports, du tissu au bois, ma recherche actuelle porte sur l’union des sens visuels et auditifs.

Il existe une parenté profonde entre la musique et la peinture. La musique, art immatériel, transporte les couleurs et les formes pour moi, que je retranscris alors en peinture, art matériel. Afin de garder cette immatérialité de la musique mais de me libérer des contraintes de temps et de durée dont elle dispose, je peins de l’abstrait. Ainsi ma recherche porte sur le rythme, la répétition du ton coloré, le mouvement, etc. qui définiront une composition de formes immatérielles et de couleurs qui agissent sur notre conscience profonde.

Les notes exprimées en couleur et formes abstraites non empruntes à la nature, donnent naissance à une contemplation qui provoque une profonde vibration de l’âme. Voir et donner à voir les sons en couleurs, transposer la musique sur une toile, en utilisant des techniques mixtes (acrylique, aquarelle, huile, résine) et différents outils (pinceau, bâton, seringue) par applications aussi variées que mes inspirations musicales (application, coulures, projections), la chorégraphie de mon geste inscrit mon action en harmonie avec les sons, sur des supports carrés rappelant le format des pochettes de vinyles.

Pratiquant la photographie depuis 2010, elle est venue comme une évidence à ma nature observatrice et discrète. Là où un un animiste voit une âme en chaque chose, je vois esthétisme et harmonie en toute chose.

Mes sujets sont principalement la rue, l’action prise sur le vif, la vie des artistes, sur scène et derrière le rideau, toujours dans un style photojournalistique.

De mes prises de vue numériques, je développe dans des noirs profonds et des blancs éclatants afin d’accentuer l’émotion capturée et de retirer les éléments non essentiels.

Auto-portrait, Montréal © 2017, Jessica VALOISE