DÉMARCHE ARTISTIQUE

Il y a bien des manières de percevoir le monde. Jessica VALOISE le voit à travers son coeur d’[he]Artist.

Née en France en 1989 d’une mère française et d’un père martiniquais, immigrée au Canada en 2013, Jessica est une créatrice multidisciplinaire qui canalise l’union de ses sens visuels et auditifs en transmutant la musique en images.

Ainsi, les photographies et les vidéos qu’elle réalise sont des représentations visuelles d’une création musicale enregistrée ou en live. Développées essentiellement en noir et blanc, la mise en scène est toujours épurée et minimaliste.

Ses peintures sont essentiellement abstraites et sont ses seules créations à révéler des couleurs, sur des supports carrés de 30x30cm, rappelant ainsi le format des pochettes de vinyles 33 tours. Par la chorégraphie du geste elle inscrit son action en harmonie avec les sons.

Le choix des outils (pinceau, bâton, seringue), la manière de travailler (application, coulures, projections), la technique utilisée (acrylique, aquarelle, huile, résine) sont aussi variés que ses inspirations musicales.

Ses écrits quant à eux sont les témoignages de ses voyages intérieurs et physiques, résultants d’une grande curiosité du monde et de sa recherche constante d’autres vérités. Bien que non motivés par la musique, on peut y lire un rythme indéniable.

Auto-portrait, Montréal © 2016, Jessica VALOISE
Auto-portrait, Montréal © 2016, Jessica VALOISE
Auto-portrait, Paris © 2016, Jessica VALOISE
Auto-portrait, Montréal © 2014, Jessica VALOISE
Auto-portrait, Montréal © 2017, Jessica VALOISE

BIOGRAPHIE

Créatrice multidisciplinaire aux quatre chapeaux (peintre, photographe, réalisatrice et auteure), Jessica Valoise s’est déjà taillé une place à Montréal. Membre de Diversité Artistique Montréal (DAM), elle s’est notamment démarquée au sein de Village Monde comme Lauréate 2018 Exploratrice-Reporter et Lauréate 2017 Exploratrice en Terres Solidaires, et comme Lauréate 2017-2018 à DAM & Maison de la Photo de Montréal, catégorie Portrait de photographe. Jessica Valoise est une artiste en ébullition. Prête à exploser. Très bientôt.


« Si demain je n’ai plus rien à apprendre, je ne vois pas l’intérêt de continuer à vivre. »


Tout a commencé par une soif innée et inaltérable. La soif d’apprendre, de comprendre, de créer. Et le chemin qu’a emprunté l’artiste Jessica Valoise, c’est la rencontre de soi à travers la découverte de l’autre.


Citoyenne du monde – Multi culture – Multi générations


Jessica n’est pas à moitié noire et à moitié blanche, elle n’est pas deux moitiés, elle est deux entièretés, entièrement noire et entièrement blanche, et finalement entièrement humaine. Grandissant dans un Paris multiculturel, entourée de ses amis maghrébins, indiens ou vietnamiens, elle ne peut résumer son identité à la couleur de sa peau ou la texture de ses cheveux.

La fillette de dix ans apprend, en cours d’histoire, l’existence de la traite négrière. Les jours suivants, elle se referme soudainement sur elle-même. Elle souffre avec l’autre. Car les autres sont elle-même. Où est ma place si je porte en moi à la fois le sang des maîtres et celui des esclaves? Elle ne comprend pas. Les différences sociales, les jugements basés sur un physique, une origine, sans même connaître l’autre, les traitements injustes qu’on a laissé faire et qu’on laisse encore faire… comment cela est-il possible ? Dans quel monde suis-je en train d’évoluer?


Passion – Dévouement – Détermination


Je ne me sens jamais aussi libre que lorsque je suis en train de créer. Libre d’être moi, libre d’exprimer toute émotion, sans être jugée. Si je dis « je suis en colère », on me juge, on me donne un avis. Mais si un texte, une vidéo ou une peinture exprime ma colère, celle-ci est mieux reçue, perçue différemment. Par la création, je crée l’empathie. L’autre, touché émotionnellement, parvient à s’identifier, en partageant ma vision des choses…


Dès l’âge de 4 ans, lorsqu’elle apprend à lire, Jessica écrit déjà des histoires en reproduisant la structure des livres qu’elle lit. De même pour les poèmes. Le monde des livres lui apparaît comme une ouverture infinie sur le monde. Au club de scrabble pour personnes âgées de son village, une dame l’encourage à participer à un concours de poésie pour adultes. À sept ans, elle le remporte. Enfant, Jessica aime apprendre : la pyrogravure, le piano, la danse, la poterie… Lors des fêtes de famille, elle invente des chorégraphies de danse qu’elle fait interpréter par ses cousines. Lorsqu’aucun vêtement ne lui plaît en magasins, elle peint et coud des accessoires sur les siens, les personnalise à son image. À 12 ans, Jessica a pour la première fois un ordinateur à la maison : sur Paint, elle crée des posters à accrocher dans sa chambre et des visuels pour les pochettes de CD qu’elle grave.


« J’avais besoin d’être stimulée et d’apprendre, sinon je déprimais. C’est un besoin, une nécessité, c’est plus fort que moi. Je ressens vraiment un manque lorsque je ne crée pas pendant plus de deux jours. Créer me donne l’impression d’exister, d’être réellement vivante. »


Observatrice – Psychologue – Pédagogue


Jessica choisit la psychologie à l’université. Elle ressent le besoin de comprendre le comportement humain. Après trois ans de théorie, elle a maintenant envie de se découvrir : Comment pourrais-je aider les autres si je ne me connais pas moi-même? Elle choisit alors la psychothérapie par le voyage. Une année sabbatique qui durera huit ans et qui la fera grandir de dix ans. Ces dix années de maturité, elle les gagne en Inde, lors de voyages de trois mois en 2015 et 2016. Là-bas, seule avec son packback, Jessica est réellement livrée à elle-même, confrontée à elle-même.

C’est après l’Inde qu’elle publie ses premiers écrits. Son premier texte paraît dans le recueil « 50 voix de femmes pour inspirer l’âme, J’ai rencontré ma femme sauvage » (mars 2017) et son premier livre (récit de voyage et photographie) « Voyage en Polynésie : Leçon de synchronicité » est publié en juin 2017, en lien avec le projet « Art is the message ». Résultant d’une grande curiosité du monde et de sa recherche constante d’autres vérités, ses écrits sont les témoignages de voyages intérieurs et physiques.

Via la photographie, la vidéo ou la peinture, Jessica canalise l’union de ses sens visuels et auditifs en transmutant la musique en images. Ses toiles sur supports carrés rappellent le format des pochettes de vinyles 33 tours. Ce sont ses seules créations en couleurs. Depuis 2012, l’artiste expose ses œuvres. Ses toiles « In Common » (aquarelle et résine sur papier, panneau de bois et verre, 36po x 40po) et « New Amerykah » (aquarelle sur papier) sont exposées à BLACK FEM’Art – Festival International du Film Noir de Montréal en 2016 et, la même année, « Young, Gifted, and Black » est acquis par la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs de Montréal. Sa collection « Primaire » (vingt aquarelles sur toile) paraît à Ma première galerie d’art – MTL en Arts, à la Hip Hop Loves Soul Café de la Presse (Paris, France) et à KhaciJay x Funky-B au Hip Hop Café. Ses cinq toiles de la série « Organique » (mixed media sur panneau de bouleau 30cm x 40cm) sont choisies pour le salon annuel NAMTA 2015 et pour LUNA inspirée. Ses photographies, « Féminité » et « Premières Empreintes », sur la place de la femme dans la culture Hip Hop, sont exposées à HHYDS Photographie en 2016.

« Une telle émotion perceptible c’est vraiment magique merci pour ce que tu fais. »
– Ben L’Oncle Soul

« Certainement les plus belles photos live que j’ai jamais eu, un grand merci à Jessica pour son travail. »
– Sly Johnson

« Une des meilleurs photographes que je connais, avec un oeil pour capter le moment juste, et une technique supérieure. De plus, un excellent attitude et comportement totalement professionnel en tout temps! Cela mélangé avec le coté peintre/artiste et le coté fan de musique, elle a vraiment le paquet complet pour tous les projets mais particulièrement pour ceux avec une forte connexion avec les arts. »
– Vincent Stephen-Ong